La veste Amsterdam d’Orageuse

Alors que l’orage gronde dehors (si si, je vous jure, ce soir au Pays Basque, Météo France prévoit que le tonnerre gronde), la marque de patrons Orageuse lance sa nouvelle collection ! Coïncidence heureuse pour mon intro non ???!!! Bon ok, je dois vous avouer que j’ai du modifier ce début d’article car, la collection devait être lancée la semaine dernière quand j’étais en sandalettes et short (beaucoup moins fun pour mon intro, merci les dieux de la météo !!!)

C’est donc en ce mercredi 18 octobre que sortent les nouveautés de cette jolie marque que j’affectionne particulièrement. J’avais dans un article précédent parlé de mon expérience de testeuse pour cette marque et de tout le bien que j’en pensais. La nouvelle phase de tests à laquelle j’ai eu la chance de participer, n’a fait que conforter mon opinion.

De longs mois de travail avant de sortir un patron :

Il paraitrait que Rome ne s’est pas faite en un jour, et bien figurez-vous qu’un patron de couture non plus, et à fortiori une collection de patrons encore moins… Le rapport avec Rome me demanderez-vous ?? Aucun, j’avais juste envie de placer cette phrase dans cet article et vu que je fais ce que je veux et ben voilà… Il se pourrait même que je place le mot « poireau » d’ici la fin… Affaire à suive donc !

Revenons à nos moutons :

Comme souvent dans des tests de patrons, il s’écoule de longues semaines voir de longs mois entre les phases de tests et la sortie officielle des patrons. Pendant ces mois, les créatrices (ou créateurs) testent, cousent, décousent, affinent, peaufinent, modifient, doutent, retravaillent, redoutent, remodifient, finalisent… Puis vient le moment de la traduction (dans le cas d’orageuse, les patrons sont disponibles en anglais), de la mise en ligne et de ses problèmes techniques,… Et le lancement est retardé… Un jour, 2 jours, 1 semaine, 2 semaines… Quelle patience de nos créatrices pour arriver jusqu’au D-day !!

Sur cette collection par exemple, il s’est écoulé 5 mois entre le moment ou Corinne nous a présenté les premières pièces (sur lesquelles elle travaillait déjà depuis quelques semaines) et la sortie officielle des patrons. Il faut dire aussi que Corinne, la créatrice d’Orageuse est une personne ultra minutieuse et ultra perfectionniste. Forcément, cela se ressent dans la qualité du produit fini.

Les livrets explicatifs sont ultra détaillés et ultra pro. On y trouve pleins de détails, d’astuces et de conseils. Les techniques de montage sont dignes d’une pro pour des finitions toujours nickels. Sur certains points techniques ou délicats, Corinne nous aide grâce à des tutos videos que l’on peut retrouver sur son site. Concrètement, elle nous prend par la main, du début jusqu’à la fin. Et moi j’aime ça !

La nouvelle collection Orageuse :

Cette nouvelle collection est composée de 4 pièces : 1 veste blazer, 1 pantalon et 1 robe et un patron qui devrait être lancé d’ici quelques jours mais que vous pouvez déjà apercevoir dans le look book disponible sur le site d’Orageuse (non, mais la qualité des photos de ce lookbook, on en parle ou pas d’ailleurs… Mais whaou quoi !!).

Pour rappel, cette marque ne propose que des patrons pdf. Le découpage, collage des feuilles est certes un peu laborieux notamment pour une veste, mais quand on aime, on ne compte pas !

Pour ma part, j’ai décidé de tester la robe Bristol, le boutonnage sur l’épaule ayant retenu mon attention et la veste / blazer Amsterdam car j’avais envie d’une pièce un peu plus challengeante.

La veste / Blazer Amsterdam :

Cette veste est une veste à la coupe droite, avec un boutonnage croisé, un col châle et des manches tailleurs. Elle est agrémentée de jolies poches obliques qui se fondent dans les découpes bretelles présentes sur le devant et le dos et elle est entièrement doublée.

Corinne l’a classé en niveau couture : 5/5 et je pense qu’elle mérite bien cette classification. En effet, elle comprend tous les points techniques et périlleux d’une veste tailleur : montage de la doublure, col châle, parementures, … La bonne nouvelle, avec Amsterdam et ses points techniques, c’est que l’on apprend plein de choses (enfin moi en tout cas, j’ai appris plein de choses). A la 1ère lecture du livret, j’ai d’ailleurs demandé à Corinne si elle pouvait rajouter un « glossaire » pour nous expliquer certains termes techniques utilisés dont je n’avais jamais entendus parler dans mes expériences précédentes.

« Cigarettes, banane, découpes bretelles, lignes d’anglaises »

What ?? Are you talking to me ??? et tu voudrais pas me parler de Poireau pendant que tu y es (yes, je l’ai placé celui là !!).

Ok, comme ça, au 1er abord, ça peut faire peur, mais en fait, il ne faut pas, car, tout est très bien expliqué et les planches sont suffisamment bien faites avec de nombreux crans de montage, pour que ça coule tout seul. Le montage de la doublure n’est pas aisé mais n’oublions pas que nous sommes sur un niveau 5/5 de couture…

Fini le club mickey les filles, là, on passe dans la cour des grandes !

Ma version d’Amsterdam :

En bonne élève que je suis, j’ai fait une toile (si si, madame, on ne ricane pas, ça m’arrive de faire des toiles, et de plus en plus même !) dans un lainage fin et bas de gamme acheté aux puces de Barcelone à 5 euros le m, je ne prenais pas grand risque en cas de plantade…

Mais le coté bonne élève étant assez nouveau pour moi, j’ai quand même fait un peu la cancre en ne rallongeant pas les pièces (et notamment les manches), ce qui pour mon mètre 76 était une grave (n’ayons pas peur des mots) erreur. Cette jolie toile n’a meme pas eu l’honneur de voir ses manches cousues à leur doublure. Et elle trône lamentablement depuis dans mon atelier, en attendant que je veuille bien lui régler son sort…

A part ce léger souci de manches ¾, le reste tombe nickel. Pour info, j’ai coupé une taille 42 pour mon 42 habituel dans le commerce.

Forte de ma 1ère expérience, je décide de faire de ce blazer un manteau pour ma 2ème version. L’idée étant de rallonger l’ensemble de 5/6 cm pour une version plus enveloppante et plus longue, mais de ne toucher à rien d’autre.

Je me lance dans ma version définitive avec ce magnifique lainage angora rose de Pretty Mercerie (une merveille au toucher et un vrai bonheur à coudre). Léger tremblement avant de couper, je dois l’avouer car ce tissu est une pépite.

Et hop, je coupe une pièce, 2 pièces, 3 p… Et là, c’est le drame… Putain de merde ispice di counasse, blondasse, de biiiiiiiiiiiiiiiiip…. Je n’ai rien rallongé du tout. Et surtout pas les fucking manches. Too late Micheline, impossible de revenir en arrière et pas assez de tissu pour couper d’autres pièces aux bonnes dimensions.

Et la c’est le moment où tu vas te coucher et tu te maudis toute la nuit, et surtout où tu réalises que tu n’es pas vraiment une aussi bonne élève que tu le penses (le redoublement te guette Micheline !).

J’ai finalement avec un peu de système D, réussi à rallonger mes manches (système D, pas du tout, mais pas du tout homologué par la FFC : fédération française de Couture, mais ça restera entre nous). J’ai donc fini ma veste tout en me traitant de tous les noms pendant toute la couture.

Au final, je ne suis quand même pas mécontente du résultat, même si ce n’est pas exactement ce que j’avais en tête. J’arrive à porter ce blazer/manteau avec un pull en dessous ce qui était l’objectif recherché.

La seule modification que j’ai apportée au patron est le simple boutonnage, qui me permet de moins jouer l’effet croisé devant et donc de la porter facilement avec des épaisseurs en dessous #teamhancheslarges.

Pour la doublure, j’ai utilisé un vieux tissu (dont je ne connais pas la provenance) assez contrastant (mon grand truc du moment !) et un tissu synthético/moche de doublure pour les manches qui permet aux pulls de bien glisser lorsqu’on les enfile.

En résumé, si vous avez envie d’une cousette challengeante et/ou d’apprendre des nouveaux termes techniques, ce patron est fait pour vous.

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de tester un patron de cette marque, mais que l’envie vous en dit, vous pouvez y aller, les yeux fermés, vous ne serez pas déçues. Et la boutique, c’est par ici !!

Et enfin,merci à Corinne pour ta confiance et la qualité de tes patrons grâce auxquels j’ai toujours l’impression d’apprendre un peu plus !

 

 

 

 

 

 

4 Commentaires

  1. Solène

    J’ai bien rigolé en lisant tes mésaventures ! J’ai cru que tu allais dire que tu avais oublié de couper tes pièces En miroir ! C’est Ma grosse angoisse à chaque fois surtout que j’achète le strict minimum de tissu …
    En tout cas malgré Ta boulette, je le trouve très réussi ! C’est une coupe super moderne qui change des patrons de manteaux à col tailleur !

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    1. Basile et Léon (Auteur de l'article)

      Bah moi j’ai moins rigolé mais bon… Et j’achète toujours le minimum de tissu aussi #teamfauchee donc j’ai pas le droit à l’erreur. Ca m arrive très souvent d’oublier de rallonger les pièces… et ça m’eneeeeeeerve !!!

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  2. Couture en coulisse

    Très joli/e manteau/veste ….j’aime beaucoup le résultat! Et j’adore cette marque!!! D’ailleurs en parlant de Rome n y a t il pas une chemise de ce doux nom de ville que j’adore ? Tous les chemins mènent à Orageuse …. ok je sors !!! Belle journée

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    1. Basile et Léon (Auteur de l'article)

      Merci pour ton commentaire !! Et oui, il y a bien un patron de chemise qui s’appelle Rome… j’aurai pu faire une blague avec ça aussi !!!

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